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Edito 2024

Chers amis du Théâtre,

Au seuil de cette nouvelle année, nous tenons à revenir sur ce qui nous définitet à partager avec vous nos ambitionsur l'avenir.

En 2023, nous avons fait résonner les murs du théâtre avec la première du Cri d’Yvona, amorcé la création d’Amok, continué les représentations d’Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, et ouvert nos portes pour le Festival des Formes Radicales. Durant ces 4 jours, le T.E.C. a vibré du sol au plafond, au rythme des performances, repoussant les limites conventionnelles du temps et de l’espace régissant les œuvres artistiques. 
Pour continuer cette pérégrination en 2024, nous vous proposerons de nouvelles Performances Radicales, musicales, dansées et orchestrées, non conventionnelles. Par l’acte incantatoire qu’est la performativité, elles subliment le banal et créent, exnihilo, l’espace scénique. Nous continuerons également ce voyage dans l’Absurde ; un Absurde qui nous confronte à l’absence de réponses, à nos angoisses, qui nous force à explorer ce décalage entre cette quête de sens – résolument humaine –et l’apparente indifférence de l’univers. Un Absurde qui nous amène à une exploration de soi également, et, bien que l’identité soit intangible, en constante destruction, création et modification, plusieurs adjectifs s’apposent au T.E.C. et le caractérisent depuis bientôt une décennie. 

Un théâtre radical, c'est-à-dire un théâtre absolu et total : une fois passé les portes, chaque spectateur se retrouve transporté dans un univers atypique où le quotidien n’a plus d’emprise. 

Un théâtre franco-polonais, qui puise dans le riche répertoire des deux pays : Witkiewicz, Kantor, Gombrowicz, mais aussi Artaud, Beckett et Genet. Cette symbiose culturelle nourrit et caractérise le Théâtre Elizabeth Czerczuk : une célébration de la diversité, mais aussi des racines, matérialisée dans cette curiosité de l’humain, de ses émotions, de ses tourments, et du monde qu’il peuple. 

Un théâtre réflexif, qui nourrit l’âme et la pensée. En 2024, plusieurs cycles de Lectures chorégraphiées seront ainsi organisés. Avec Sarah Kane et Amok, nous plongerons dans les méandres de la psyché humaine, sa folie, ses tourments et ses passions. Un deuxième cycle sera consacré au Nobel de Littérature 2023, Jon Fosse ; un théâtre postdramatique, dont l’écriture, épurée et poétique, n’est pas sans rappeler celle de Beckett. 
Un théâtre qui s'ouvre vers de nouveaux horizons : à l'occasion du centenaire de la mort de Sarah Bernhardt, nous prolongeons notre espace avec une résidence de recherches artistiques, toujours plus radicales, dans l'esprit de "la Divine".
Un espace dont bénéficieront aussi nos classes de maître : les auditions débuteront dès le mois de janvier. En petits groupes, elles permettent aux élèves d’explorer physiquement et intellectuellement le travail de grands dramaturges. 

Pour cette année 2024, laissez l’Absurde être votre guide dans cette épopée radicale à laquelle nous vous convions. Une épopée hors du temps, hors du commun, hors des sentiers battus, comme un moment suspendu surréaliste, qui nous invite à reprendre souffle.
 
 
Elizabeth Czerczuk

Hommage à Grotowski

De la fondation de son Théâtre des 13 Rangs, en 1959 à Opole, à son exil à Pontedera en Italie, Jerzy Grotowski (1933-1999) a développé un nouvel art dramatique basé sur l’art de l’acteur. Un «théâtre pauvre». Un théâtre de la confrontation avec le mythe porté par un petit groupe d’acteurs formés à sa méthode, qui lui vaut d’être aujourd’hui considéré comme l’un des grands réformateurs de sa discipline. Dans son désir de «confrontation avec le mythe», Jerzy Grotowski a développé une large connaisance des techniques d’entraînement de l’acteur d’Europe et d’aileurs, mais aussi de différentes pratiques rituelles. Il s’est entouré de scientifiques, notamment d’anthropologues et de psychologues. 

Le dimanche 14 janvier marquera les 25 ans de sa mort.

Pour célébrer son héritage, le T.E.C. vous ouvrira ses portes. Plusieurs vidéos d'archives seront projetées (du T.E.C. et du travail du dramaturge), accompagnées par des Formes Radicales, mises en scène par Elizabeth Czerczuk.

 

Entrée libre

16 h - 19 h

Divine Saint-Sylvestre au T.E.C.

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Divine Saint-Sylvestre au T.E.C.

Sarah Bernhardt, surnommée « monstre sacré » par Cocteau, sera à l’honneur pour cette Saint-Sylvestre au T.E.C. Une soirée enchanteresse vous sera proposée, ponctuée par une performance fusionnant danse et contrebasse, accompagnée d'un repas franco-polonais.

Venez, seul ou accompagné !

Réservations obligatoires par courriel à contact@theatreelizabethczerczuk.fr ou par téléphone au 06.12.16.48.39.

Elizabeth Czerczuk et l'équipe du T.E.C. vous souhaitent de très belles fêtes de fin d'année.

FESTIVAL DES FORMES RADICALES

Festival des Formes Radicales 2025

La 4e édition du Festival des Formes Radicales se déroulera du 27 au 30 novembre 2025 au Théâtre Elizabeth Czerczuk. 

 Festival2025

 
PROGRAMME

Thème : « La liminalité »

JEUDI 27 NOVEMBRE :

  • 19h : Ouverture des portes "otwarta brama"
  • Performances liminales
  • 20h : EROS-HYPNOS, otwarta brama, nouvelle création d'Elizabeth Czerczuk (Réservez vos places)
  • 21h : Cocktail de bienvenue 

 VENDREDI 28 NOVEMBRE :

  • 18h : Ouverture des portes
  • Performances liminales
  • 18h30 : Vernissage de l'exposition en présence des artistes / Echanges & rencontres
  • Arts visuels
  • Arts numériques

 SAMEDI 29 NOVEMBRE :

  • 17h : Ouverture des portes
  • Performances liminales
  • Arts visuels
  • Arts numériques
  • 18h : Echanges & rencontres avec les artistes autour de l'art numérique
  • 20h : Concert cathartique Méditation des sens (Réservez vos places)

 ARTISTES EXPOSÉS :

 X-Tin, Ema Duval, Marcoleptique, Maria Mickos, Valentin Sismann, Richard Negre

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EDITIONS PRÉCÉDENTES


Edition 2023 : du 7 au 10 décembre

Thème : « l’Absurde »

PROGRAMME 

Jeudi 7 décembre :

  • 19h15 : ouverture des portes du théâtre
  • 20h : première d'Amok
  • 21h30 : cocktail de bienvenue 

 Vendredi 8 décembre :

  • 17h30 : ouverture des portes
  • Vernissage de l'exposition (avec X-Tin, Axel Coutaz, Marion Revoyre, Catherine Wolff, Iga Gielniewski)
  • Performance Bris de glace
  • Pièce accousmatique Tromparumori
  • Vidéo In Repetito Religare
  • 19h : performance La Bande à/au néant

 Samedi 9 décembre :

  • 14h30 : ouverture des portes
  • Performance/installation La Fontaine aux peluches 
  • Vidéo Carnal 
  • Performance Insanitaires
  • 17h30 : chant lyrique et textes parlés
  • 20h : Aujourd'hui c'est mon anniversaire 

Dimanche 10 décembre :

  • 10h40 : ouverture des portes
  • 11h : diffusion des vidéos (CarnalIn Repetito ReligareThe Wild One)
  • 13h30 : pièce accousmatique Tromparumori
  • 14h : table ronde sur l'Absurde
  • 17h : performance interactive spatiale
  • 17h30 : clôture du festival 

Intervention de l'universitaire Joseph Danan, professeur à l’Institut d’Etudes théâtrales Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, et auteur dramatique, durant la table ronde :

"On a déjà évoqué le fait que nous sommes en quête d’un sens à nos existences, et c’est d’autant plus vrai qu’aujourd’hui, les grands discours qui nous permettaient de nous repérer, les idéologies, sans parler de la religion, se sont l’un après l’autre effondrés, et cet effondrement apparemment n’est pas terminé. Et puis il y a ce fameux théâtre de l’absurde. C’est sans doute l’universitaire qui parle en moi, mais je suis toujours très gêné par la récurrence avec laquelle ce terme d’“absurde” revient dans les travaux des étudiants, car il y a le risque que ce terme devienne une étiquette trop commode qui empêche de penser. Ce qui me pose problème avec “l’absurde”, c’est d’essayer de savoir ce que ça recouvre. 

Le livre de Martin Esslin paru en 1963, Le Théâtre de l’absurde, qui a consacré cette expression déjà en usage dans les années 1950, regroupe un nombre d’auteurs considérable qui n’ont à peu près rien à voir entre eux. À commencer par Beckett et Ionesco, si différents l’un de l’autre, mais aussi des auteurs comme Adamov, Genet, Arrabal, Max Frisch ou même Pinter... Le risque est celui d’une étiquette trop simple. Mais c’est aussi le problème des notions ou des concepts qui s’usent. Plus récemment on a pu le voir avec la notion de “théâtre post-dramatique” initiée par Hans-Thies Lehmann, devenue une espèce d’étendard commode et, au total, une catégorie “fourre-tout”. 

Je me suis donc demandé ce qu’il y avait derrière ce terme. De quoi cet “absurde” est-il le nom ? Et en voyant Amok l’autre soir, j’ai fait une liste de mots qui me venaient à l’esprit, qui seraient susceptibles de se substituer à “l’absurde”... liste que j’ai oubliée sur mon bureau avant de venir ici. De mémoire, on y trouvait :

“Onirisme” : c’est une notion fortement présente quand on voit les spectacles d’Elizabeth, je me permets d’élargir car ce que je veux dire d’Amok, évidemment, vaut aussi pour une grande part pour Aujourd’hui, c’est mon anniversaire puisqu’il y a une esthétique qui est à l’évidence la même, et qui vous caractérise. 

“Onirisme”, “cauchemar” qui en est une forme spécifique, “cauchemar de l’Histoire” si je poursuis cette déclinaison (l’Histoire avec un grand H et ses traumatismes).

“Spectres”, “fantômes” (confusion entre les vivants et les morts), “marionnettisation” ou “marionnettes”, “pantins”. Vous ayez une forte tendance – c’est ainsi que je l’ai perçu en tout cas –, à demander à vos actrices et à vos acteurs une forme de mécanique que j’appelle “marionnettisation”. Il faudrait nuancer ou assouplir cette impression, voir comment les actrices ou les acteurs assouplissent précisément cet effet quand vous allez davantage vers la chorégraphie.

En dehors de ces termes, j’avais noté aussi une série de références. Artaud, qui a été évoqué, Gombrowicz évidemment, et puis la Pologne ! Comment ne pas y penser ? C’est très polonais, autant que je puisse en juger. Et puis, tout aussi évidemment, Kantor, votre maître. Et, à la suite de Kantor ou, pour être précis, le précédant, il y a tout ce dont Kantor hérite et qu’on pourrait regrouper sous le terme générique des “avant-gardes”. Les avant-gardes, c’était il y a un peu plus d’un siècle ; en 2024 ce sera le centenaire du manifeste du surréalisme d’André Breton, du premier manifeste, mais avant Breton il y a eu Dada, et c’est vrai que derrière ce terme d’“absurde”, il y a toute une histoire du théâtre – puisque c’est ma spécialité de chercheur –, mais c’est aussi toute l’histoire des formes artistiques qui naît dans les avant-gardes européennes du début du 20e siècle et même avant avec un auteur comme Alfred Jarry si on pense à Ubu roi. Au début du 20e siècle se constitue alors ce qu’on va plus tard nommer “absurde”, à travers le futurisme en Italie, mais aussi le futurisme russe, l’expressionnisme (si présent dans votre esthétique), et à travers dada, bien sûr. J’ai essayé de voir le maximum de choses pendant ce festival, et j’ai souvent pensé à ces avant-gardes, j’ai souvent pensé à dada, aux premières manifestations dada, dans cette espèce de joyeux bordel – pardon ! –, dans lequel vous nous plongez, où surgissent des musiciens, des danseurs, des danseuses, à tous les coins de porte – je parle là de ce qui se passe en dehors des spectacles sur la scène : dans ce spectacle qu’est votre théâtre tout entier. En dehors de la scène, vous faites de votre théâtre un espace mental et esthétique dans lequel tout ça se mêle, se croise. On y rencontre aussi des tableaux, des mannequins et des films. 

Alors pour toutes ces manifestations, eh bien, la notion d’absurde, Elizabeth, vous a probablement aidée – puisque vous avez intitulé votre festival ainsi – à cristalliser quelque chose, mais je n’arrive pas à épuiser ces manifestations en les réunissant sous le terme d’“absurde” ; j’ai besoin de trouver d’autres entrées, d’autres notions, d’autres références, celle d’“absurde” me paraissant trop vague.

[...]Je pense qu’il faut distinguer le sentiment existentiel de l’absurde, et le fait de l’utiliser comme catégorie artistique. C’est très différent. Si je peux ajouter une chose – parce que sinon ce serait inépuisable –, c’est que, face à l’absurde, nous ne pouvons pas nous empêcher de chercher du sens. Dans Fin de partie de Beckett, il y a un moment, dans un dialogue entre Hamm et Clov, où l’un des deux dit : “Est-ce que nous ne sommes pas en train de signifier ?” et ça l’épouvante complètement.

Beckett était terrible par rapport à ça, dès qu’on lui posait une question sur Godot, “Godot c’est Dieu ?” “Je n’en sais rien” disait-il, et puis il coupait court à toute tentative d’interprétation. Mais nous, face à une œuvre d’art – enfin… je dis nous –, il me semble que nous ne pouvons pas nous empêcher de chercher du sens. Et j’ajouterai une dernière chose, c’est que peut-être il ne s’agit pas de trouver un sens (à la rigueur, comme je le disais, du sens) mais peut-être que le simple questionnement, le fait de chercher du sens, suffit à faire sens."

 

Edition 2021 : du 21 au 24 octobre

Théme : "la catharsis". Après une expérience difficile, planétaire et inédite, le sujet suscite un grand intérêt au niveau international.Originaires entre autres de Colombie, d’Espagne, de Pologne, du Burkina Faso et de France, les artistes sélectionnés présenteront leur travail. À travers leurs pratiques, ils donnent un nouveau souffle en sortant des conventions ordinaires.

« C.A.T.H.A.R.T.I.Q.U.E. » : mot-clé pour entrer dans l'esprit de notre deuxième édition du Festival des Formes Radicales.
Durant quatre jours, les artistes sélectionnés avec leur œuvre : théâtrale, picturale, musicale... s'efforceront, comme dirait Jerzy Grotowski, de « toucher plus que la vérité du quotidien ». 

 

Edition 2019 : 1ère édition

La première édition du Festival des Formes Radicales a été organisée par le T.E.C pour célébrer le 50e anniversaire de la mort de W. Gombrowicz (1904 - 1969)... et ainsi offrir au public l’opportunité de découvrir ou redécouvrir le travail et la philosophie de cet auteur encore trop méconnu du grand public. Le Festival des Formes Radicales est une invitation à pénétrer dans le processus philosophique et artistique de la Radicalité, initiée par W. Gombrowicz, et perpétuée par de nombreux créatifs jusqu’à aujourd’hui, à travers le théâtre, mais aussi la peinture, la sculpture, la musique...

 

Décembre au T.E.C.

Chers amis du Théâtre,

 Pour clore cette année 2023, le T.E.C. vous propose une programmation intense,  avec pour point d'orgue la 3e édition du Festival  des Formes Radicales. 

 


Festival des Formes Radicales 2023


 

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Le Festival des Formes Radicales revient du 7 au 10 décembre au T.E.C. !

Avec pour thème cette année l'Absurde, notre Festival explorera les eaux profondes de l'incertitude et de la contradiction. Sur ce terrain de jeu fertile et éphémère, l'insensé et l'inexplicable deviennent des éléments constitutifs d'une expérience artistique radicale. Découvrez une riche programmation, offrant 4 jours de diversité artistique, alliant arts plastiques et musique, arts vivants et cinéma. 

Le programme complet vous sera adressé en début de semaine.

 


Amok


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Amok, immersion déroutante, vous plongera dans une atmosphère psycho-délirante à travers un dispositif scénique où s’entremêlent la folie des artistes et celle des spectateurs. Dans la lignée de Dementia Tremens, Elizabeth Czerczuk explore le désordre de nos inconscients, dans une expérience cathartique puissante, expression d’une méta-forme théâtrale abolissant la barrière entre émetteur et récepteur.

La première étape de cette création ouvrira notre Festival des Formes Radicales, le jeudi 7 décembre à 20h.

 


Le Cri d'Yvona


 

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Ne manquez pas l'ultime représentation de 2023 du Cri d'Yvona, le jeudi 14 décembre à 20h.

Elizabeth Czerczuk réinvente Yvonne, s'inspirant de l'œuvre de W. Gombrowicz dans ce spectacle chorégraphié, salué par le public et les critiques. Une vingtaine de protagonistes évoluent dans un cadre onirique aux touches dantesques et felliniennes, accompagnés par un orchestre déjanté sur scène.

 


Aujourd'hui, c'est mon anniversaire


 

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Aujourd'hui, c'est mon anniversaire est de retour avec des scènes inédites. À découvrir le samedi 9 décembre, lors du Festival des Formes Radicales, et le jeudi 21 décembre à 20h.

Dans cette création, inspirée de la dernière partition de Tadeusz Kantor, l'amour et la guerre forment un duo explosif. Dans une ambiance irréelle, le burlesque et le tragique se mêlent subtilement, créant un labyrinthe mystérieux où l'on se perd et se retrouve, porté par ses propres souvenirs et émotions

 


Saint-Sylvestre au T.E.C.


 

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Le T.E.C. vous ouvre ses portes pour célébrer le passage à la nouvelle année. Cette soirée festive clora l'atelier radical sur Sarah Bernhardt. Venez, seul ou accompagné, partager ce moment de convivialité artistique.

 

Plus d'informations à venir... 

Novembre au T.E.C.

Chers amis du Théâtre,

Si le mois d'octobre fut chargé en émotions avec la première de notre spectacle Le Cri d'Yvona, le mois de novembre n'en sera que plus intense !

 


L'énigmatique Cri d'Yvona


 

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La première du Cri d'Yvona (14 octobre) a été jouée à guichet fermé. 

Création d'Elizabeth Czerczuk saluée par le journal La Terrasse dans une critique élogieuse

Yvona, âme humble entraînée malgré elle dans une cour royale cruelle, doit faire face à la perversion et l'hypocrisie du monde. Victime expiatoire, sa rébellion aussi candide que radicale est incarnée par son silence tonitruant.

Découvrez Le Cri d'Yvona samedi 11/11 à 20 h, dimanche 26/11 à 17 h et jeudi 30/11 à 20 h.

Réservations

 


Aujourd'hui, c'est (toujours) mon anniversaire


 

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 Avis aux adeptes du théâtre kantorien : Aujourd'hui, c'est mon anniversaire est de retour avec des scènes inédites, le samedi 18 novembre à 20 heures.

Dans cette création, inspirée de l'œuvre testamentaire de Tadeusz Kantor, l'amour et la guerre forment un duo explosif. Dans une ambiance onirique, le burlesque et le tragique se mêlent subtilement, créant un labyrinthe mystérieux où l'on se perd et se retrouve, porté par nos propres souvenirs et émotions.

Retrouvez notre création le samedi 18/11 à 20 h.

Réservations


Atelier Radical : Sarah Bernhardt


 

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Les inscriptions sont ouvertes pour l'atelier radical consacré à Sarah Bernhardt (1844-1923). 

Les 21 et 22 novembre, puis les 29 et 30 décembre, le T.E.C. se propose d'explorer l'héritage théâtral de cette légendaire actrice française durant 4 jours intensifs de travail artistique. Une journée se passera en immersion totale dans sa mythique résidence de Normandie. Cet atelier s'achèvera le 31 décembre par une performance sur la scène du T.E.C., suivie d'une soirée festive inspirée par l'art de « la Divine » en fêtant la nouvelle année.

Informations

Elizabeth Czerczuk présente « Le Cri d’Yvona » inspiré de Witold Gombrowicz. Un théâtre original et saisissant !

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THÉÂTRE ELIZABETH CZERCZUK / D’APRÈS WITOLD GOMBROWICZ / CONCEPTION, MISE EN SCÈNE ET CHORÉGRAPHIE ELIZABETH CZERCZUK

Publié le 16 octobre 2023 - N° 314

Librement inspiré d’Yvonne, Princesse de Bourgogne, de Witold Gombrowicz, Le cri d’Yvona conçu et mis en scène par Elizabeth Czerczuk frappe par son expressivité spectaculaire qui conjugue avec science la danse, le mime et la musique. Un théâtre original et saisissant.  

 

Hors norme, le Théâtre Elizabeth Czerczuk dont le bar est peuplé de mannequins insolites préfigure d’emblée l’originalité du geste artistique de la comédienne et metteure en scène. Un geste irrigué par son attachement aux maîtres de l’avant-garde polonaise des années 1950-1970 – Tadeusz Kantor, Jerzy Grotowski, Henryk Tomaszewski –, et par l’œuvre de ses auteurs de prédilection, Stanislaw Ignacy Witkiewicz (1885-1939) et Witold Gombrowicz (1904-1969), dont Yvonne, Princesse de Bourgogne est l’une des œuvres emblématiques. La fascination d’Elizabeth Czerczuk pour la princesse martyre est selon ses mots « un fil rouge de son travail artistique », qui en 2019 fit naître Yvona, auquel elle ajoute aujourd’hui un cri pour en accentuer l’expressivité radicale. C’est en effet ici l’expressivité des situations qui impressionne, au fil d’une partition quasi sans paroles qui conjugue savamment les effets de la danse, du mime et de la musique. Comme toujours dans ce théâtre, la pièce est conçue comme une plongée immersive et onirique qui interroge le public. Le spectacle orchestre avec précision et acuité une succession de scènes qui disent les heurts et les pulsions qui surgissent dans une société gangrenée par des conventions hypocrites et des repères pervertis, qui se détournent du sort des miséreux et des êtres à la marge.

Un étonnant théâtre corporel et plastique

De petit groupes se font et se défont, figures exubérantes unis par la fête ou pantins marionnettiques soudés par une visée militaire. Vêtus de superbes costumes créés par Joanna Jasko-Sroka, les personnages sont ancrés dans des mécanismes qui accentuent la violence des relations. Un curé qui exulte, des soldats dociles, une cour fêtarde, et Yvonne, princesse, mutique, apathique et laide, qui cristallise les tensions et la haine. C’est Élisabeth qui l’incarne, dans une présence irréductible, touchante, innocente, une présence qui même entravée et moquée s’oppose à la laideur morale du monde, se fait victime expiatoire et miroir de la décadence. Élément structurant très important du spectacle, la musique galvanise la dramaturgie. La trame initiale de la pièce, avec le Prince qui se fiance à la Princesse par défi et l’introduit à la cour, n’est pas si lisible dans cette création hybride, mais peu importe. Spectaculaire et saisissant, ce théâtre corporel et plastique impeccablement modelé par les seize interprètes raconte aussi, à sa manière, l’histoire cruelle d’Yvona.

Agnès Santi

https://www.journal-laterrasse.fr/le-cri-dyvonna-concu-et-mis-en-scene-par-elizabeth-czerczuk-frappe-par-son-expressivite-spectaculaire/

Première au T.E.C., Le Cri d’Yvona, 14 octobre

GRANDE PREMIÈRE

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Préparez-vous pour la première du Cri d’Yvona, pièce chorégraphiée librement inspirée de la fable cruelle et métaphysique Yvonne, princesse de Bourgogne, de Witold Gombrowicz. Sous la direction d’Elizabeth Czerczuk, cette création délivre une expérience immersive puissante et émouvante, aboutissement du processus créatif entamé avant l'été. 

Yvona, âme humble entraînée malgré elle dans une cour royale cruelle, est peureuse et anémique chez Gombrowicz ; sur la scène du T.E.C., elle incarne courage et rébellion. Son histoire est celle d’une lutte contre la perversion et l’hypocrisie du monde. Personnalité christique dans un monde en déchéance, Yvona devient le miroir de la décrépitude de la Cour.

Une vingtaine d’artistes, comédiens, danseurs et musiciens seront présents sur scène pour vous emporter dans un intense voyage surnaturel, entre rêve et éveil, émerveillement et effroi, accompagné par l’orchestre du T.E.C. et les compositions de Penderecki, Gorecki et Kilar. 

Réservez dès maintenant vos billets pour cette grande première du 14 octobre et retrouvez toutes les dates sur notre site internet.

Le cri... d’Yvona résonnera encore en vous bien après le baisser du rideau.

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« Pour Gombrowicz, tout ce qui n’est pas domestiqué, qui n’est pas mûr en nous, est indicible, condamné au mutisme. Et justement, ce mutisme me fascine chez Yvona. Trouver une forme dramatique radicale, susceptible de rendre évident le sens emprisonné dans son for intérieur est pour moi un vrai défi artistique. » 

— Elizabeth Czerczuk

 


« Le Cri d’Yvona » d’Elizabeth Czerczuk, dialogue avec Gombrowicz

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THÉÂTRE ELIZABETH CZERCZUK / D’APRÈS YVONNE,

PRINCESSE DE BOURGOGNE,

DE WITOLD GOMBROWICZ / MISE EN SCÈNE ET

CHORÉGRAPHIE D’ELIZABETH CZERCZUK

Fidèle à son geste artistique qui consiste en une création continue, Elizabeth Czerczuk poursuit son dialogue avec Gombrowicz et explore le mutisme d’Yvona, paria du royaume de Bourgogne…

Pourquoi ces retrouvailles avec Yvona ?

Elizabeth Czerczuk : Il ne s’agit pas d’une recréation : pour moi, la création est continue. On évolue, on apporte un nouveau souffle à chaque représentation. L’essence du spectacle vivant est de se réinventer chaque fois. A l’instar de notre corps, dont les cellules se régénèrent sans cesse, ou de notre psyché toujours mouvante, notre interprétation et notre vision du spectacle fluctuent. En 2019, j’avais pris pour titre Yvona. J’y ajoute aujourd’hui la mention de son cri, comme un symbole d’une radicalité et d’une expressivité accrues. La princesse martyre est depuis des années le fil rouge de mon travail artistique. J’ai joué ce rôle dès mon spectacle de fin d’études en Pologne ; j’ai travaillé la pièce avec les élèves de l’école du Théâtre de Chaillot ; je l’ai reprise après avoir créé le Théâtre Laboratoire, puis en 2019, et enfin aujourd’hui.

« LA PRINCESSE MARTYRE EST DEPUIS DES ANNÉES LE FIL ROUGE DE MON TRAVAIL ARTISTIQUE. »

Pourquoi une telle fidélité ?

E. C. : Parce que le mutisme d’Yvona m’a toujours interrogée. Gombrowicz considère que tout ce qui n’est pas domestiqué et ordonné est indicible et condamné au mutisme. Ce mutisme me fascine et je lui cherche la forme la plus adéquate. Non seulement par la gestuelle, mais aussi par le verbe, lequel ne passe pas forcément par la parole : sous la torture des conventions et des quolibets, le cri de la victime effrayée est aussi celui d’un être qui cherche à naître. Chez Gombrowicz, Yvona se distingue des autres princesses par sa rébellion. En l’exhibant devant la cour tel un miroir, le prince l’expose à la haine de ceux dont elle devient le reflet : le monde ainsi déstabilisé ne peut que chercher à l’anéantir. Sans pour autant m’opposer à mon aîné, je trouve dans l’attitude de notre commune héroïne un matériau dramatique digne d’être sculpté, ciselé, pour aboutir à une forme radicale susceptible de rendre évident le sens emprisonné dans le silence d’Yvona.

Que se passe-t-il d’autre au T.E.C. ?

E. C. : Nous préparons la troisième édition du festival des Formes Radicales, qui aura lieu du 7 au 10 décembre, avec le concours d’artistes de toutes les disciplines (danse, théâtre, arts plastiques, etc.) à des installations, des spectacles et des concerts. Le festival commence le 7 décembre avec Amok, librement inspiré d’Antonin Artaud, étape initiale d’un nouveau processus de création dont la grande première aura lieu au printemps 2024. Nous reprenons aussi en novembre prochain Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, spectacle monté d’après la dernière partition de Tadeusz Kantor. Et nous continuons évidemment les classes de maître, dans le cadre du Laboratoire d’Expression Théâtrale. Sans parler d’un hommage à Sarah Bernhardt, pour le centenaire de son décès.

Propos recueillis par Catherine Robert

Le Cri D'Yvona 2024

 

 CRÉATION ORIGINALE D'ELIZABETH CZERCZUK, LIBREMENT INSPIRÉE DE YVONNEPRINCESSE DE BOURGOGNE DE WITOLD GOMBROWICZ (1904 - 1969)

Librement inspirée de l’œuvre de Gombrowicz, le personnage mythique d’Yvona ne cesse d’intriguer. « Yvona fait subir à l’univers des relations interhumaines préexistant une rude épreuve. Elle incarne une vie authentique, des sensations profondes, ce qui dénote une révolution en germe contre une civilisation à bout de souffle. » Elizabeth Czerczuk
Par la seule puissance du mouvement, de la danse et de la musique originale, ce spectacle nous fait plonger dans un monde captivant et onirique. Entre le rêve et la veille, entre l’effroi et l’émerveillement, cette pièce nous raconte une fable métaphysique sur l’affrontement entre l’innocence et la perversion du monde.

 « Le Prince Philippe, héritier du trône, rencontre à la promenade cette fille sans charme… sans attrait : Yvona est empotée, apathique, anémique, timide, peureuse et ennuyeuse. Dès le premier instant, le Prince ne peut la souffrir, elle l'énerve trop ; mais en même temps il ne peut pas supporter de se voir contraint à détester la malheureuse Yvona. Et une révolte éclate en lui contre les lois de la nature qui commandent aux jeunes gens de n'aimer que les jeunes filles séduisantes. "Je ne m'y soumettrai pas, je l'aimerai !" Il lance un défi à la loi de la nature et prend Yvona pour fiancée. Introduite à la cour royale comme fiancée du Prince, Yvona y devient un facteur de décomposition. La présence muette, apeurée, de ses multiples carences révèle à chacun ses propres vices, ses propres saletés… La Cour n'est pas longue à se transformer en une couveuse de monstres. Et chacun de ces monstres rêve d'assassiner l'insupportable Yvona. La Cour mobilise enfin ses pompes et ses œuvres, sa supériorité et ses splendeurs, et, de toute sa hauteur, la tue… » W. Gombrowicz

Spectacle théâtral et chorégraphié, Le Cri d'Yvona traduit les différences persistantes entre les êtres, qui conduiront au drame. En pointant du doigt la discrimination, la metteure en scène Elizabeth Czerczuk souhaite souligner la nécessité du métissage – culturel/artistique/social –, métissage indispensable à ses yeux pour donner un nouveau souffle à la société et pourquoi pas empêcher sa destruction. La pièce, dérisoire, porte une tragédie intérieure, la conviction que l'équilibre et la stabilité dépendent des choses matérielles, leurre dans lequel baigne la Cour. Elle dénonce ce matérialisme qui souvent nous empêche de nous connaître et d'être en harmonie avec nous-même. 

 

Théâtre chorégraphié avec une vingtaine d'interprètes danseurs, comédiens et un trio musical sur scène

Conception, mise en scène et chorégraphie : Elizabeth Czerczuk

 

Représentations :

- samedi 9 novembre 2024 à 20 heures

- jeudi 19 décembre 2024 à 20 heures

DURÉE : 1 heure 15

Ouverture des portes 45 min avant le spectacle pour profiter du bar et du jardin.

 

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RÉSERVATION

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