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Lettre d'information - Juin 2021

Portes ouvertes au T.E.C.

Après cette trop longue séparation, nous retrouverons avec joie notre cher public, avant les vacances, afin de lui présenter nos projets pour la nouvelle saison.

Le T.E.C. ouvrira ses portes le samedi 26 juin de 12 h 30 à 18 h 30.

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Au programme : extraits du prochain spectacle, présentation des diverses activités autour du thème de la radicalité, rafraîchissements au bar, déambulation autour du jardin fleuri, prélassement sous les parasols, bavardage en compagnie des artistes et de la metteure en scène…

Réservation obligatoire (pour raison sanitaire) :

 01 84 83 08 80, 06 12 16 48 39


 

Atelier danse radicale

Vous êtes danseur et vous souhaitez devenir comédien ? Découvrez notre nouvelle formule, l'atelier intensif de chorégraphie théâtrale, qui se déroulera les 2223 et 24 juin au théâtre. 

Cet atelier destiné aux danseurs et danseuses qui désirent approfondir la technique du jeu d’acteur est basé sur la mémoire émotionnelle et l'expression corporelle (Stanislavski, Tchekhov, Decroux, Meyerhold).

 

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À la suite de cet atelier, certains artistes seront sélectionnés pour entrer dans la nouvelle création d'Elizabeth Czerczuk. Cette création inaugurera en octobre le Festival des Formes Radicales 2021.

 Inscriptions au : 06 12 16 48 39 ou à contact@theatreelizabethczerczuk.fr

 


 

Le Festival approche !

Notre appel à projets continue jusqu'au 15 juillet. Notre festival prend une dimension internationnale grâce aux propositions intéressantes venues du Portugal, du Brésil, du Burkina Faso, du Japon... 

 

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Vous pouvez nous adresser votre projet sous la forme la plus adéquate : synopsis, textes des œuvres, maquette, vidéo…à : contact@theatreelizabethczerczuk.fr


 

Laboratoire d'Expression Théâtrale : promotion 2021

Masterclass « À la recherche de personnages » du 6 au 11 septembre  

Cette formation servira de préparation solide aux trois trimestres d'enseignement du L.E.T., notre école d'acteur.

Vous recevrez des notions techniques essentielles et bénéficierez de la pratique théâtrale dans l'espace scénique, sous la direction d'Elizabeth Czerczuk.

 

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Pour entrer dans les coulisses de la formation de juin au L.E.T., cliquez ici.

 Inscriptions avant le 15 juillet au : 06 12 16 48 39 ou à contact@theatreelizabethczerczuk.fr

 

Lettre d'information - Mai 2021

Les planètes s'alignent

L’éclipse se termine mi-mai pour la culture à Paris, la création a subi une disparition temporaire. Nous sommes donc redevables d'une nouvelle dynamique pour nos créations. Dans notre théâtre, entouré des étoiles de Dementia Tremens, vous retrouverez bientôt vos repères avec d'irrésistibles forces créatrices.  

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Avant d’entrer avec dans notre folie théâtrale avant les vacances, découvrez : 

- La lettre « C » pour l’appel à projets du Festival des Formes Radicales ;

- l’analyse de René Passeron sur la création ;

- le contenu de notre prochaine classe de maître du mois de mai.


Abécédaire du Festival des Formes Radicales 2021

« C » comme Création, Créer, Créativité.

- La création nous autorise à commettre des erreurs. Seul le choc vécu fait naitre le créateur. 

- L’atmosphère ambiante nous apporte des sources et donne des forces pour la créativité, la respectabilité d'un concept davantage développé : artistique, psychologique, pédagogique... 

- La facculté de créer implique à son initiateur d'assumer son rôle de créateur. 

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Oublions toute strategie, éloignons-nous des stéréotypes... alors plongeons dans l'art ! Notre imaginaire embrasse l’univers et donner vie à la puissance créatrice. 

Le « C » vous inspire ? Cliquez ici pour découvrir d’autres lettres ainsi que les modalités de participation au Festival des Formes Radicales 2021 organisé par le Théâtre Elizabeth Czerczuk. 

Adressez-nous votre projet à : contact@theatreelizabethczerczuk.fr


La création sous les lunettes de René Passeron

René Passeron, surréaliste dissident est philosophe contemporain incontournable pour appréhender le processus créatif. Échange avec Elizabeth Czerczuk. 

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Pouvez-vous expliquer le processus de création ? 

E.C. Vaste question ! Je pense comme René Passeron que la création débute par une rupture et un chaos. On sort de l'obscurité pour monter vers la lumière. 

Les motivations sont complexes, c’est un jeu permanent de déconstruction / construction. 

Le statut de créateur est-il accessible à tous ?

E.C. Le statut de créateur devrait devenir accessible pour tous les sujets traitant de l'humain. Apprendre à devenir créateur dans notre époque est essentiel. Dans le contexte actuel, nous pouvons explorer de façon unique et reveiller les sujets qui someillent en nous. 

Que nous apporte l'acte de créer ?

E.C. Je souhaiterai citer Gumbrecht qui souligne l'importance d'un "désir de présence", qui est une envie d'être en phase avec les éléments du monde, et les humanités avec les arts seulement pourront nous satisfaire.


Bonne masterclass du lundi 17 au samedi 22 mai

« C'est facile d'être bonne, et souriante, et douce. Quand on est belle et riche ! Mais être bonne quand on est une bonne ! » La « pression » monte pour le 3ème volet de notre masterclass au cœur de l’univers transgressif des Bonnes de Jean Genet ! 

En effet, samedi 22 mai, vous jouerez devant des invités sur la scène du T.E.C. 

Cette représentation sera filmé par notre studio professionnel ! Pas de panique, vous serez fin prêt(e), nourri(e) par les apports de  M. Tchekhov, d'É. Decroux et guidé pas à pas, par Elizabeth Czerczuk et son équipe d’intervenants spécialisés. 

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Les temps forts : 

  • le geste psychologique stimule les sentiments, révèle votre personnage et constitue sa colonne vertébrale (voir photo ci-dessus) ;
  • le mime corporel : vous décomposez les gestes quotidiens pour les composer et créée une forme vivante, leur permettre d’exprimer les mouvements de l'âme. 

Nombre de places limité.  

Inscriptions au : 06 12 16 48 39 ou à contact@theatreelizabethczerczuk.fr

Lettre d'information - Avril 2021

Quand la beauté prend feu

Il suffit parfois d’une étincelle pour que la beauté enflamme l'instant présent. 

« Le Beau illumine la vie, transcendant les distinctions habituelles. » 

N’y a-t-il pas derrière toute apparition une révélation de la beauté de l’âme ?

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Découvrons en ce début de printemps :
- la première lettre de l’appel à projets pour le Festival des Formes Radicales ;

- un concept de la Beauté décrit par Georges Santayana ;
- le programme de l’acte deux de notre masterclass.


Abécédaire de votre appel à projets pour le Festival

« A » comme Absurde. 

L'homme naît sans but précis, contrairement aux objets qui, eux, en ont un. Sartre est bien d'accord. À chacun de donner du (non-)sens aux actions de sa vie. Entrez dans notre absurdité !

Inspirez-vous de la condition humaine :
- la solitude de l'homme face au monde qui le dépasse ; 
- l'écoulement infini du temps, il n'y a ni présent ni avenir, seulement les virus ; 
- le caractère machinal et répétitif de l'existence : métro, pas de boulot, dodo.

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Comment procéder :
- mélangez le tragique et le comique, répétez les actions obsessionnellement, cherchez les situations les plus ridicules ;
- abstenez-vous des conventions théâtrales, cultivez l'absurdité des personnages ;
- jouez avec les mots, cherchez des dialogues de sourds et développez l'expression corporelle au T.E.C.

 

Le « A » vous inspire ? Cliquez ici​ pour découvrir d’autres lettres ainsi que les modalités de participation.

 

Adressez-nous votre projet à : contact@theatreelizabethczerczuk.fr

 


Santayana et le sentiment de la Beauté

Et si la beauté était un aliment vital ? Après Aristote, Levinas, Gadamer, balade onirique autour de ce concept avec Elizabeth Czerczuk.

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Pourquoi courons-nous après la Beauté ?

E.C. La quête de Beauté est une pulsion vitale. C’est un réflexe qui nous pousse à chercher au-delà de la raison, pour atteindre cette Beauté. Si tous nos désirs étaient accomplis, rien n’aurait d’attrait !

Ce « sentiment du Beau » est-il atteignable ?

E.C. Oui. Si on prend le bon chemin, alors la rencontre de cette Beauté aboutira au bonheur, sans besoin de justification. Le sens de l'existence du monde n'est pas à notre portée.

Le Beau est-il affaire de sentiment ou de sensation ?

E.C. Avec mes artistes, à travers l'expression corporelle et émotionelle, nous explorons aussi bien la sensation que les sentiments. Dans Dementia Tremens, l'absurde se mêle à la Beauté et les sentiments se partagent avec le public.


Jouer avec Genet

Prénom : Jean. Nom : Genet. Matricule : ... Du 19 au 24 avril. Un auteur qui incarne la transgression intellectuelle, même derrière les barreaux. Venez transformer le mal en bien, le masculin en féminin, à partir de ses inspirations, de vos fantasmes et de votre imagination ! 

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Nourrie par le « système Stanislavski », modernisée par Meyerhold et développée par Elizabeth Czerczuk, notre deuxième classe de maître, « l’acteur-créateur », révélera votre puissance de jeu sous les feux de la rampe de la scène du T.E.C. 

Nombre de places limité. 

Inscriptions au : 06 12 16 48 39 ou à contact@theatreelizabethczerczuk.fr

Nous continuons à explorer, autour des Bonnes, des Paravents et du Balcon, l’univers de cet écrivain, l'un des plus subversifs de son époque.

Programme Festival des Formes Radicales 2021

Proposez votre projet artistique !

« C.A.T.H.A.R.T.I.Q.U.E. » : mot-clé pour entrer dans l'esprit de notre deuxième édition du Festival des Formes Radicales, du 21 au 24 octobre 2021.
Durant quatre jours, les artistes sélectionnés avec leur œuvre : théâtrale, picturale, musicale... s'efforceront, comme dirait Jerzy Grotowski, de « toucher plus que la vérité du quotidien ». 

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Cette année, nous rendrons hommage au plus grand réformateur du théâtre du XXe siècle, créateur du Théâtre Laboratoire en Pologne, professeur au Collège de France, Jerzy Grotowski.

Début d’abécédaire pour vous inspirer… 


 

« A » comme Absurde

L'homme naît sans but précis, contrairement aux objets qui, eux, en ont un. Sartre est bien d'accord. À chacun de donner du (non-)sens aux actions de sa vie. Entrez dans notre absurdité !

Inspirez-vous de la condition humaine : 

- la solitude de l'homme face au monde qui le dépasse ;  

- l'écoulement infini du temps, il n'y a ni présent ni avenir, seulement les virus ;  

- le caractère machinal et répétitif de l'existence : métro, pas de boulot, dodo.

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Comment procéder :

- mélangez le tragique et le comique, répétez les actions obsessionnellement, cherchez les situations les plus ridicules ;

- abstenez-vous des conventions théâtrales, cultivez l'absurdité des personnages ;

- jouez avec les mots, cherchez des dialogues de sourds et développez l'expression corporelle au T.E.C.


 

Quelles œuvres sont admises ?

Toute œuvre à vocation « artistique » originale, radicale, méta-physique, cathartique, éphémère ou même durable ! 

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4 catégories pour participer : 

- littérature (poèsie, roman, conte, essai…) ;  

- arts plastiques (dessin, peinture, collage, sculpture) ;

- arts vivants (théâtre, danse, chant, musique…) ;

- cinéma, vidéo, numérique.

Joignez-nous au 06 12 16 48 39 pour plus d’informations.

Adressez votre projet artistique à : contact@theatreelizabethczerczuk.fr


 

Pour concourir au Festival des Formes Radicales

Adressez-nous votre projet sous la forme la plus adéquate : synopsis, textes des œuvres, maquette, vidéo… à : contact@theatreelizabethczerczuk.fr 

Vous pouvez aussi le déposer directement au T.E.C.  

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Le jury de l’édition 2021 sera composé de praticiens de l’art, de philosophes, de dramarturges et d’acteurs culturels sélectionnés et réunis autour d’Elizabeth Czerczuk. La commission examinera toutes les œuvres et une rencontre individuelle sera organisée pour chaque artiste. 


 

Pour les projets retenus

Les œuvres retenues seront exposées et mises en valeur durant le Festival et promues sur tout nos médias : trimestriel, lettre d'information, réseaux sociaux, journal... 

Après le Festival, nous vous proposerons une collaboration autour de votre œuvre au sein de notre théâtre. Trois lauréats entreront en résidence artistique au T.E.C. pour la création d'une œuvre hybride en 2022.

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Lettre d'information - Mars 2021

Printemps des désirs

« Le bonheur n’existe pas. Seul existe le désir d’y parvenir. » Cette citation surprenante d’Anton Tchekhov fend le décor avec l’arrivée du printemps. Malgré l'« entracte » qui dure depuis des mois, comment trouver meilleure invitation à cheminer vers le bonheur ? Avez-vous déjà ressenti à quel point un simple changement de lumière transfigure la réalité ? Et combien il est agréable de découvrir l’altérité pour goûter de nouvelles passions ?

 

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Dans notre espace propice aux expériences, nous vous proposons de :

- retrouver nos artistes aux fenêtres du T.E.C. pour une surprise poétique ;

- découvrir l’apport sur l'Art du philosophe Hans Georg Gadamer ;

- participer à notre prochaine masterclass accélérée

 


 

Fenêtres poétiques

Si, le jeudi 25 mars de 16 h à 17 h 30, les fenêtres du T.E.C. s'ouvrent et laissent s'envoler des poèmes, des notes d’accordéon et de saxo… ce sera tout à fait normal ! Nos artistes, danseurs et musiciens vous offriront une escapade poétique surréaliste autour d’une centaine de poèmes au choix, de Racine à Apollinaire en passant par La Fontaine. 

 

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Ode à la beauté avec Gadamer

 

L’art est pour Hans Georg Gadamer une rencontre avec la vérité de l’œuvre, synonyme aussi d'un rendez-vous avec soi-même. Éclairage de la pensée prolixe du philosophe par Elizabeth Czerczuk. 

 

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Gadamer sépare l’œuvre d’art du monde réel pour la situer dans la sphère de la « belle apparence ». Pourquoi ? 

E.C. Pour Gadamer, l’œuvre d’art se distingue et se démarque. Mais elle ne se sépare  jamais de la réalité, elle est même plus réelle que la réalité. Elle est un excès de réalité, un « surcroît d’être » !

Y a-t-il donc un jeu complexe dans l’expérience esthétique ?   

E.C. Je dirais : une sorte d’injonction qui renvoie à la grandeur de l’art. Face au chaos de la vie quotidienne, nous pouvons être égarés, confus, consumés et perdre le sens de l’être. L’événement de l’art vient pour le rappeler. C’est alors que la pièce vous parle, la poésie vous interpelle, le tableau vous regarde… 

 

Pourquoi l’œuvre d’art serait-elle porteuse de vérité ?  

E.C. À travers une œuvre, nous reconnaissons le monde dans lequel nous vivons comme si nous le découvrions pour la première fois. Le temps de son déploiement, nous sommes heureux de pouvoir penser : « C’est ainsi. » Et ce, afin de « valider »  sa vérité et sa beauté, intimement liées. Je l'ai maintes fois constaté dans mes créations où des spectateurs m'ont dit : « Votre spectacle m'a ouvert les yeux. »  

 


 

Serez-vous primé(e) ? 

 

Vous rêvez qu’un large public découvre votre œuvre, car vos peintures, poèmes ou musiques interpellent le subconscient par l’originalité de vos propos ? 

Votre démarche pique la curiosité, donne radicalement des ailes ? Alors, adressez-nous un court synopsis de votre projet. Saisisez l'occasion de participer à ce festival unique au monde et de bénéficier de la notoriété du Théâtre Elizabeth Czerczuk. 

Adressez-nous votre projet à : contact@theatreelizabethczerczuk.fr 

 

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Faites éclore vos talents

 

Le premier volet de la masterclass se déroulera du lundi 22 au vendredi 26 mars 2021 et sera clos par une répétition ouverte.

 

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Au programme : le corps, le rythme, la voix, la prise de parole, l’impulsion, le contrepoint, la conscience de l’espace, la recherche des émotions réelles à travers la préparation physique et l’application des systèmes de Constantin Stanislavski et les techniques d’Étienne Decroux. Cette première partie de formation vous permettra  de développer et consolider vos bases de techniques du jeu d’acteur.

 

Bon à savoir : un groupe intéressant se constitue. Encore 2 places. 

Inscrivez-vous vite au 06 12 16 48 39 ou à contact@theatreelizabethczerczuk.fr pour nous rejoindre sur les planches !

Lettre d'information - Février 2021

Traverser le miroir

L’obsession de « passer entre les gouttelettes » a promu, partout dans le monde, les protections en plastique transparentes au statut d’objets fétiches… Qu’est-ce qui nous empêche, nous, gens de théâtre, de muer ces obstacles à la communication en accessoires de recherche de vérité ? En effet, en vous approchant du comédien caché derrière la vitre, échapperez-vous à votre reflet ? Justement, va-t-on au théâtre pour autre chose qu’approfondir l’image de soi, se découvrir, avec émotion, sous un angle imprévu ?

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Ce mois-ci, nous vous invitons à : 

- découvrir notre formation intense du L.E.T. ;

- replonger dans la catharsis d’Aristote ;  

- participer au 2e Festival des Formes Radicales.

 


 

Métamorphosez-vous en "acteur-créateur" au L.E.T.

Cette masterclass accélérée, conçue et dispensée par Elizabeth Czerczuk, vous propulse au cœur du théâtre total : émotion, voix, corps… Vous créez vos personnages à partir de votre vie intérieure. Costumé, sous les lumières et en musique sur la scène, vous participez à une création par mois. Incarnez-vous en personnages hauts en couleur et exprimez votre originalité dans l’univers avant-gardiste de la fondatrice du T.E.C. 

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Recherche d’attitude des personnages. Du 22 au 27 mars.

Objectif : découverte de la « vie intérieure » des personnages au travers de leurs attitudes ; application des techniques de Decroux et de la biomécanique de Meyerhold. 

 

Le système Stanislavski, pour amener les personnages à soi (et non l’inverse). Du 19 au 24 avril.  

Objectif : exploration des émotions toujours inédites à travers le dévoilement de son moi ; techniques d’approfondissement des personnages, à travers leurs multiples facettes ; définition de l'éthique du comédien.

 

Michaël Tchekhov, l’imagination créatrice de l’acteur. Du 17 au 22 mai.

Objectif : construction du personnage, par le biais d’une rêverie consciente ; mise au jour de son histoire et de ses états d'âme à travers l’affinement du mouvement et du geste psychologique.

• Cycle de 100 heures de formation intensive.

• Session de 7 élèves-comédiens maximum.

• Remise de 20 % en préréservation jusqu'au 1er mars 2021.

 

Inscriptions au : 06 12 16 48 39 ou à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 


 

Cure de détox avec Aristote

 

Aristote a théorisé les vertus thérapeutiques de la tragédie. Selon lui, elle purgerait les passions, comme sous hypnose. Quel est le rôle des artistes dans ce processus ? Décryptage avec Elizabeth Czerczuk.  

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D’après Aristote, à travers la mimesis, soigne-t-on le mal par le mal ? 

E.C. La mimesis est trop souvent interprétée comme une simple imitation du réel. Pour atteindre la catharsis, le comédien doit habiter son personnage. L’enjeu du théâtre n’est pas de reproduire, mais d’exprimer ce que j’appelle la « vérité vivante ».

Que contient cette « vérité vivante » ?

E.C. Dans mon théâtre, les acteurs créent leurs personnages à partir de leur vie intérieure. Ce processus est complexe. Pour atteindre la vérité, nous nous appuyons entre autres sur le système Stanislavski.

La catharsis est-elle toujours un enjeu pour vous ? 

E.C. Oui, c’est toujours un de mes objectifs prioritaires. Et surtout, de nos jours, eu égard à l’actualité. La purification des passions nous libère de nos angoisses, ouvre la porte au plaisir. Ce processus est toujours essentiel pour les spectateurs mais aussi pour les artistes. Dans mon dernier spectacle, Dementia Tremens, les comédiens se lèvent de leur pupitre et revendiquent en s’adressant au public : « Nous, les artistes, nous avons besoin de l’art cathartique pour nous purifier avec vous, à travers vous et pour vous ! »


 

Festival des Formes Radicales : à vous de jouer !

Parce que vous savez imaginer les formes, faire danser les matières et sculpter les pixels, participez aux projets du deuxième Festival des Formes Radicales ! 

Votre créativité sera mise en lumière au T.E.C. La règle du jeu ? Très simple : 5 minutes, 5 pages ou 5 tableaux pour questionner les formes et transmettre vos idées.  

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4 catégories pour concourir : 

- littérature (poème, roman, conte, essai…) ;  

- arts plastiques (dessin, peinture, collage, sculpture) ;

- arts vivants (théâtre, danse, chant, musique…) ;

- cinéma, vidéo, numérique.

Joignez-nous au 06 12 16 48 39 pour plus d’informations.

 

Adressez votre projet artistique à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


 

Lettre d'information -janvier 2021

2021 : toute-puissance créatrice

Chère amie, cher ami,

C’est avec un maximum d'énergie et d'inspiration (malgré les confinements à répétition) que nous vous retrouvons en ce début d’année. Nous sommes impatients de pouvoir vous accueillir dans un T.E.C. électrisé par les projets.

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4 axes principaux pour cette année :

  • - des lectures chorégraphiées ;
  • - le retour sur scène de Dementia Tremens ;
  • - une offre renforcée de formation continue au L.E.T. ;
  • - la deuxième édition du Festival des Formes Radicales ;
  • - et d'autres formes artistiques à découvrir.

Cette période, propice à la réflexion, vous prépare de multiples surprises. Notre credo ? L’art vivant doit être éclectique, inclusif, cathartique et toujours conférer du sens aux propos.

Tous nos vœux d'une belle et inspirante année 2021 !

 


 

Dans les coulisses du Festival !

Les contours de la deuxième édition du Festival des Formes Radicales se prépare au T.E.C. pour cet automne. C’est dans longtemps ?

Non, le printemps est déjà dans nos têtes et l’été dans nos cœurs.

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Notre festival - avec toute sa singularité - founira une réponse à cette époque de repli sur soi. Il apportera un puissant souffle artistique. Nous questionnerons la forme pour couper dans le superflu, coller à l’essentiel, nous reconnecter à la beauté et reconquérir le sens.

Guidés par Jerzy Grotowski, nous donnerons des éclairages inédits sur l’art et la catharsis avec une palette multiculturelle de créateurs : auteurs, cinéastes, plasticiens... La Pologne sera à l'honneur avec des artistes conviés pour nous inciter à explorer l’âme slave. Des penseurs partageront avec vous leurs réflexions sur l’art actuel. Au programme : des spectacles, des films d'auteur, documentaires, expositions d’arts plastiques, débats/conférences/masterclass…

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À cette occasion, nous organisons un appel à projet pour découvrir votre créativité à travers des formes radicales émergentes. Les propositions les plus audacieuses seront diffusées au T.E.C. Vous découvrirez les modalités de participation dans une prochaine lettre d'information et sur notre site internet. À suivre…

 


 

Levinas, à visage découvert

Le questionnement radical et l’expérience d’autrui sont des piliers du théâtre czerczukien comme dans la pensée de Levinas. Elizabeth Czerczuk décrypte pour nous les inspirations de ce philosophe.

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Pourquoi Emmanuel Levinas relie–t-il l'intersubjectivité au visage ? Pourquoi Emmanuel Levinas relie–t-il l'intersubjectivité au visage ? 
E.C. Attention, chez Levinas, le visage est une métaphore ! Le visage est signification, mais signification sans contexte : le visage est sens à lui seul. Levinas le décrit comme une fragilité, un manque qui supplient le sujet, un appel à l’aide.
 
Expliquez-nous cette métaphore...  
Pour lui, le regard est synonyme de connaissance et de perception. Le visage est offert et exposé. Le visage « parle ». Il exige qu’on lui réponde et que l’on réponde de lui. L’apparition du visage est un commandement moral, presque un ordre. Le visage désigne un dénuement pour lequel le sujet peut tout et auquel le sujet doit tout.


Sommes-nous inéluctablement liés les uns aux autres ?  
Levinas a ancré la loi morale dans la figure d’autrui. Il pose l’antériorité du bien par rapport au mal dans la relation moi/autrui. C’est vrai que l’on peut se sentir otage de l'autre ! Je le démontre d'ailleurs dans mon théâtre. Depuis que nous sommes masqués, l'autre ne se dévoile plus. Le visage perd sa signification. Alors brisons ces masques et ces obstacles en participant à notre Festival des Formes Radicales.


 

45 minutes avec Elizabeth Czerczuk

Notre nouvelle rubrique « De vive voix » vous permet d’écouter en différé des contenus qui ont marqué ou marquent l’actualité de notre théâtre.

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Une petite fugueuse pousse la porte et tombe sur une dame qui lui propose un rôle de princesse. Un crâne offert par son père la détourne de ses études de médecine… Découvrez ou redécouvrez le portrait de la fondatrice et directrice générale du T.E.C.

Audio à la demande

Lettre d'information - Décembre 2020

Souffler n'est pas jouer !

Chère amie, cher ami,

Si cette folle année 2020 nous a éloignés de la scène, elle ne nous a pas freinés sur l’échiquier artistique. Loin de là. Une reine d'un art radical, un roi, des cavaliers et des fous galopent avec mille projets inspirants pour éveiller vos émotions.

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En partage, un entretien autour de Witkacy, une belle idée cadeau "la carte blanche", la dernière masterclass de l’année, avant de vous retrouver en janvier autour de Dementia Tremens.

Radosnych Swiat !


 

Witkacy, le visionnaire

« Il n’y a pas d’humanité ; il y a seulement des bipèdes aussi différents entre eux que les éléphants et les girafes. » Après Kantor, continuons à remonter le temps grâce aux grands maîtres polonais, pour approfondir avec Stanislaw Ignacy Witkiewicz, dit « Witkacy », notre quête existentielle. Échange avec Elizabeth Czerczuk.

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Vous vous référez souvent à Witkacy dans votre théâtre, pourquoi ?Vous vous référez souvent à Witkacy dans votre théâtre, pourquoi ?
E.C. Parce que Witkacy avait cinquante ans d'avance sur son temps ! C'est lui qui est à l’origine de la théorie de la Forme Pure. Il avait un talent fou. Une abnégation totale aussi. Savez-vous qu'il fut dramaturge, romancier, philosophe, pamphlétaire, peintre et photographe ? 
 
À quoi correspond cette recherche de la Forme Pure ? 
C'est la recherche d'un théâtre qui agit. Un théâtre qui fait prendre conscience aux spectateurs du mystère de l’existence. 
 
Comment s’y prend-on ? 
En condamnant le naturalisme, le théâtre psychologique et en recherchant les origines métaphysiques d'un théâtre libéré du carcan littéraire. Quitte à plonger dans l'absurde et l'incompréhension, comme ce fut le cas pour Witkacy. 
 
En quoi l’approche de Witkacy est-elle d’actualité ? 
Il a  érigé en méthode la création, à  partir de combinaisons d’éléments sombres et pessimistes.  J’aime me remémorer cette phrase de Witkacy quand le chaos tente de s’immiscer dans le quotidien : « Vous pensez échapper à vos problèmes en partant en voyage et ils partiront derrière vous. »

 


 

Masterclass libératoire

C’est vendredi soir que nos élèves comédiens du L.E.T. ont bouclé, sous les applaudissements, un extrait de « Des femmes et Platonov » pour la fin de leur masterclass.

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Les 5 jours intensifs autour de la méthode de Tchekhov ont été mis à profit pour (ré)apprendre à jouer avec ses "trippes" et se libérer de l'autocensure. Ce qui in fine permet de conjuguer puissance et  précision dans l'interprétation. Les 5 jours intensifs autour de la méthode de Tchekhov ont été mis à profit pour (ré)apprendre à jouer avec ses "trippes" et se libérer de l'autocensure. Ce qui in fine permet de conjuguer puissance et  précision dans l'interprétation. 


« Le public, qui réagit comme un seul homme, reçoit la pièce avec sa sensibilité, bien plus qu'avec son intelligence. » Michael Tchekhov
 Prochaine masterclass autour de Lee Strasberg : "L'acteur créateur".


Reprise en janvier  de la formation continue au L.E.T. ainsi que des Ateliers du samedi. Joignez-nous pour plus d'informations :

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Spectacles à la carte !

Pour réserver à vos proches ou à vous-même un cadeau aussi original qu’inoubliable, pensez à la Carte Blanche du T.E.C. ! Valable 1 an sur le(s) spectacle(s) de votre choix, offrant une coupe de champagne au bar et un journal du théâtre, cette carte cadeau vous permet de faire découvrir nos créations tout au long de l'année.

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Plusieurs formules disponibles.
Cliquez ci-dessous pour plus d'informations :

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Le T.E.C. un lieu inspirant

Les bonnes ondes traversent le T.E.C. ! Des personnalités artistiques s’y croisent 7 jours sur 7. Que ce soit à la bibliothèque, en salle de conférence, en salle de spectacle, au bar, au jardin… ce lieu hors du commun vous accueille pour vos tournages, séances photos, répétitions, conférences en ligne, projets numériques éducatifs…

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Lettre d'information - Édition spéciale

Conférence de presse au T.E.C.

 

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Télé, radio, presse papier… les journalistes mais aussi des personnalités de la culture, de l’éducation et de la politique ont répondu présent à notre invitation. Venus découvrir les nouvelles créations du T.E.C., ils ont pu approfondir la dialectique radicale du théâtre d’Elizabeth Czerczuk. Un grand merci à madame Emmanuelle Pierre-Marie, maire du XIIe, à François Coupry, écrivain, à Sergiusz Chądzyński, directeur de Saisons de Culture, à Michel Krzyzaniak, chargé de mission culturelle à l’université Panthéon-Sorbonne, à Jean-Luc Caradec, chef de rubrique à La Terrasse, à l'artiste Roxane Nouban-Thiers, fidèle du T.E.C., et à Michal Batory, notre graphiste. Une présence qui nous a touchés et dont nous partageons avec vous les temps forts. Cliquez sur l'image ci-dessous pour voir le film.

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Un nouveau théâtre élizabéthain selon François Coupry

 

Lors de son discours face à un crâne (!) hautement symbolique, l’essayiste François Coupry a partagé son analyse du théâtre d'Elizabeth Czerczuk :
« Délibérément, la metteure en scène pousse ses actrices, ses acteurs, à jouer[…] dans un autre registre, un autre rythme que le naturel arbitraire ou conventionnel. Ces danseurs, danseuses, marchent par exemple à petits pas, tiennent leurs épaules ou leur dos soit trop raides, soit trop désarticulés, parfois tels des somnambules […]
Si le style baroque doit aller jusqu’au bout de sa propre caricature, le style grotesque va encore au-delà : il se sublime […]
Continuez à réinventer, à mieux voir le monde dans ce registre tout neuf que l’on pourrait baptiser le « sous-réalisme ».

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Le sous-réalisme cathartique

 

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Le sous-réalisme « Under realism » apporte un point de vue inédit sur la réalité. Il la perce. La focale est verrouillée sur les visions intérieures de l’artiste. S’il possède sa propre esthétique, exit le design ou le décoratif ! Minimaliste par son expression verbale, ce mouvement est maximaliste par sa dimension émotionnelle et corporelle chez Elizabeth Czerczuk. La metteure en scène y ajoute la recherche d'une nouvelle forme chorégraphique. Les tableaux deviennent vivants. Ils projettent sur scène et hors de la scène des émotions métaphysiques. À travers un délire savamment organisé Elizabeth Czerczuk suscite l'introspection du public. Cette alchimie, comme le dit Gustave Moreau, rend « visibles les éclairs intérieurs ».

 


 

 

 

UN NOUVEAU THÉÂTRE ÉLIZABÉTHAIN 

 

Je suis agacé par les acteurs qui veulent jouer juste, être naturels, du moins avoir l’air naturel, quand la justesse du ton, du geste, n’est qu’un artifice. Et quand personne, même si l’on ne se trouve point en représentation, ni sur une scène, ni devant une caméra ou un téléphone, même dans la vie apparemment la plus secrète, ne joue bien, mais plutôt faux, mal. 

Délibérément, EC pousse ses actrices, ses acteurs, à jouer non pas précisément faux, mais disons « à côté », dans un autre registre, un autre rythme que le naturel arbitraire ou conventionnel. Ces danseurs, danseuses, marchent par exemple à petits pas, tiennent leurs épaules ou leur dos soit trop raides, soit trop désarticulés, parfois tels des somnambules. Leurs bras partent en avant, en arrière, le spectateur ne sait pourquoi, est surpris. Si les dessins animés s’efforçaient moins à imiter platement le réel, ce théâtre leur ressemblerait, avec ses constantes métamorphoses. 

Le pseudo-naturel des comédiens ordinaires, ces mimiques et ces mouvements de cheveux ou de mâchoires qui singent la spontanéité, ne servent qu’à accentuer la maladie récurrente du théâtre ou de son avatar cinématographique : l’identification aux personnages, à la situation de la dramaturgie. Heureusement, avec le théâtre d’EC, on ne s’identifie jamais, on reste en dehors, ce qui fait sa beauté. Quelle bêtise de croire que l’on doive adhérer à la beauté. Elle vous saisit à la gorge, vous éloigne, vous gêne. 

Devant Dementia Praecox, ou Requiem pour les artistes, le spectateur, tous sexes confondus, venu peut-être pour se reposer et admirer, éprouve une gêne, voudrait s’enfuir, ne sait où se mettre, quoi et comment regarder. 

Et quand, souvent, la mise en scène s’évade hors de la scène proprement dite, hors de cet espace théâtral déjà assez indéfini, vous entraîne ailleurs par des escaliers, des labyrinthes, des couloirs, des jardins intérieurs, ce n’est pas pour mieux vous faire participer, vous aider à vous intégrer, mais presque comme pour vous rejeter : partout, vous vous heurtez à des figures encore plus colorées, noires, rouges, toujours ces somnambules, des vivants d’un autre monde. Parfois, ce sont des archétypes d’un bal infernal ou des boîtes de nuit, mais le plus souvent des figures mi-humaines, mi-animales, méconnaissables, surgies d’on ne sait quel souterrain. Des images de terreur revêtues de toiles d’araignées qui sont les parures des costumes. 

Si le style baroque doit aller jusqu’au bout de sa propre caricature, le style grotesque va encore au-delà : il se sublime en se ridiculisant. Les visages épouvantables, les postures outrées, les gestes hors normes, ces transgressions, dans les sculptures notamment, vont plus loin que les satires ou qu’un tragique qui se voudrait sans cesse comique. Et bien plus loin qu’un art simpliste de la dérision ou qu’une manière de se moquer. EC ose et assume cette étrangeté d’un grotesque si rare de nos jours, elle en revendique la violence. Elle plonge dans les difformités avec une morale précise : ni pour terrifier, ni pour répugner, ni pour prêter à rire, mais pour aller jusqu’au bout de soi. Voilà : pour inciter ses comédiennes, ses comédiens, à aller jusqu’au fond de leur propre ridicule. 

Il fallait que ce soit une femme, si EC est une femme et non un elfe hors du temps, pour rendre évidente cette éthique, cette métaphysique du grotesque, qui longtemps a été l’apanage des mâles. 

Et il fallait sans doute également que cette femme soit polonaise. Et que bizarrement, ou pour des raisons forcément déraisonnables, elle exerce son art chorégraphique, cette perversion de la chorégraphie, en France, pays dont la culture est la plus éloignée du sentiment du grotesque, même après Rabelais, Jarry, Ionesco, quelques arabesques romantiques de Hugo. 

Elle est polonaise, pays des expérimentations scéniques d’un Kantor ou d’un Grotowski. Pays de ce fameux Witkiewicz qui vous accueillait chez lui accroupi tel un nain pour ensuite se redresser, devenir géant. Pays des exaspérations littéraires d’un Gombrowicz qui créa le concept du « cucul », l’art d’infantiliser l’autre, ce qui est d’actualité, et surtout mit en scène des déformations du visage, ce qu’il nommait « faire une gueule », modifier l’apparence de quelqu’un, le pétrir, prémices des monstruosités d’EC, l’héritière de ces métaphores, de ces métamorphoses, de ces reconstructions qui revendiquent la suprématie de la forme sur le fond, le sens, dans toute relation humaine. Ainsi, dans ses spectacles, les répliques, les dialogues, sont incompréhensibles, murmurés, bafouillés, seule la « gueule » parle. 

Elle est polonaise, et si je la nomme EC, c’est parce que, quand son prénom d’Elizabeth peut s’entendre, son nom de Czerczuk est imprononçable pour un latin qui louche sur trop de consonnes, ce qui explique aussi les mots bafouillés sur scène. Il y a quelque chose d’unique dans la culture polonaise, comme dans la culture japonaise, une radicale étrangeté, une distance infranchissable. Et justement Jarry situe l’action d’Ubu en Pologne, « c’est-à-dire nulle part ». 

Au delà d’un héritage, EC vient de nulle part, mais je suis sûr qu’elle sait où elle va : continuer à réinventer, à mieux voir le monde dans ce registre tout neuf que l’on pourrait baptiser le « sous-réalisme ». 

 

François Coupry, écrivain et essayiste 

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