Lettre d'information - Édition spéciale
Conférence de presse au T.E.C.

Télé, radio, presse papier… les journalistes mais aussi des personnalités de la culture, de l’éducation et de la politique ont répondu présent à notre invitation. Venus découvrir les nouvelles créations du T.E.C., ils ont pu approfondir la dialectique radicale du théâtre d’Elizabeth Czerczuk. Un grand merci à madame Emmanuelle Pierre-Marie, maire du XIIe, à François Coupry, écrivain, à Sergiusz Chądzyński, directeur de Saisons de Culture, à Michel Krzyzaniak, chargé de mission culturelle à l’université Panthéon-Sorbonne, à Jean-Luc Caradec, chef de rubrique à La Terrasse, à l'artiste Roxane Nouban-Thiers, fidèle du T.E.C., et à Michal Batory, notre graphiste. Une présence qui nous a touchés et dont nous partageons avec vous les temps forts. Cliquez sur l'image ci-dessous pour voir le film.
Un nouveau théâtre élizabéthain selon François Coupry
Lors de son discours face à un crâne (!) hautement symbolique, l’essayiste François Coupry a partagé son analyse du théâtre d'Elizabeth Czerczuk :
« Délibérément, la metteure en scène pousse ses actrices, ses acteurs, à jouer[…] dans un autre registre, un autre rythme que le naturel arbitraire ou conventionnel. Ces danseurs, danseuses, marchent par exemple à petits pas, tiennent leurs épaules ou leur dos soit trop raides, soit trop désarticulés, parfois tels des somnambules […]
Si le style baroque doit aller jusqu’au bout de sa propre caricature, le style grotesque va encore au-delà : il se sublime […]
Continuez à réinventer, à mieux voir le monde dans ce registre tout neuf que l’on pourrait baptiser le « sous-réalisme ».
Le sous-réalisme cathartique

Le sous-réalisme « Under realism » apporte un point de vue inédit sur la réalité. Il la perce. La focale est verrouillée sur les visions intérieures de l’artiste. S’il possède sa propre esthétique, exit le design ou le décoratif ! Minimaliste par son expression verbale, ce mouvement est maximaliste par sa dimension émotionnelle et corporelle chez Elizabeth Czerczuk. La metteure en scène y ajoute la recherche d'une nouvelle forme chorégraphique. Les tableaux deviennent vivants. Ils projettent sur scène et hors de la scène des émotions métaphysiques. À travers un délire savamment organisé Elizabeth Czerczuk suscite l'introspection du public. Cette alchimie, comme le dit Gustave Moreau, rend « visibles les éclairs intérieurs ».

