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Ici, rien n'est laissé au hasard.

Dementia Praecox : état de dégénérescence chronique et psychotique survenant chez les jeunes adultes.

Justement, ils viennent nous chercher au bar, ces jeunes « dégénérés chroniques et psychotiques ».
Dans une espèce de ronde des fous, une sorte de chenille aliénée, ils vont nous conduire dans la salle du T.E.C.

Très vite, nous allons nous rendre compte que ces étranges personnages forment une société-miroir, en loques, en camisoles aux longues manches et aux poignées intégrées, en muselières et collerettes en matière plastique transparente, en crinolines métalliques, ou en pseudo uniformes militaires.

C'est notre monde en fusion qu'on nous donne à voir, c'est sa folie, sa dérision, c'est sa démence.

Elizabeth Czerczuk nous propose une vertigineuse et magnifique plongée dans cette satire de nos sociétés malades.

A la croisée des chemins de la danse, du théâtre, de la performance scénique, de l'expérimentation, les quelque vingt-cinq comédiens vont nous mettre face à nos propres aliénations et à nos propres responsabilités dans ce qui est ou va arriver.

Ils seront accompagnés par trois musiciens en direct (accordéon, violon et percussions), ainsi que par les loops, les boucles, les pulsations et les musiques oniriques et troublantes de Julian Julien.

Nous allons assister à différents tableaux plus forts, plus coup-de-poing les uns que les autres.
Ce sont des chocs visuels, sonores, dramaturgiques qui nous sont proposés, ainsi que des chorégraphies suaves, sensuelles, intenses et interactives (votre serviteur s'est retrouvé à se déhancher comme un beau diable sur le dance-floor de cet hôpital à la fois psychiatrique et apocalyptique.

Et puis, après que l'on nous eût distribué des lambeaux de coupures de presse, voici cet homme en long manteau fabriqué de bandes de journaux.

Tel un magnat halluciné de l'information, tel un Citizen Kane atteint au dernier degré de schizophrénie, tel un Mark Zukerberg on ne peut plus paranoïaque et lucide, il nous prévient : la publicité pour le papier toilette va déclencher la troisième guerre mondiale !

En me prenant par l'épaule, et en me faisant déambuler à ses côtés, j'ai pleinement compris son message.

Ici, tout nous explose à la figure, tout nous saute au visage : la musique, le son, les chansons (nous entendrons, complètement bouleversés, une sublime et peut-être ultime version de « Ne me quitte pas ») !

Art viscéral, art plus que brut, théâtre expérimental, engagé, expression cathartique de nos incohérences ?
Certes. Mais ici, rien n'est laissé au hasard.

Elizabeth Czerczuk, metteure en scène et chorégraphe orchestre tout ceci de façon millimétrée, en adaptant librement la pièce « le fou et la nonne » de l'auteur polonais Stanislas Ignacy Witkiewitcz.

Que de travail, que de boulot, que d'heures de répétitions pour nous jeter en pleine figure cette apparence de chaos !
On ne peut pas dire qu'assister à ce spectacle laisse indifférent.
Au contraire, nous sommes vraiment pris à partie par le biais de cette folie communicative, à la fois originelle et ultime, par cette impression de vivre une expérience aliénante et en même temps libératrice.
Oui, c'est un théâtre qui vous entraîne dans un maelström poétique, dans une pulsation démentielle et une sarabande exutoire.
C'est un théâtre qui fait que le chroniqueur-critique n'a qu'une envie en sortant de la salle : coucher sur le papier ses impressions le plus à chaud possible, afin d'essayer de transcrire au mieux tout ce qu'il a vu et ressenti.

Ils sont finalement rares, ces spectacles-là.

Yves Poey, De la Cour au Jardin, 8 décembre 2017

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Dementia Praecox 2.0

 

Création originale d'Elizabeth Czerczuk, librement inspirée de Le Fou et la Nonne de Stanislaw Ignacy Witkiewicz

La création d'Elizabeth Czerczuk Dementia Praecox 2.0 revient transformée !
À la fois par le nouvel espace du Théâtre Elizabeth Czerczuk, par une nouvelle scénographie et par de nouveaux costumes.

Total et radical, Dementia Praecox 2.0 explore le basculement dans le monde de la folie. Un artiste interné, une religieuse aliénée par sa dévotion, un poète raté, un amant éconduit... Inassouvissements, enfermements, dictats sociaux, suicides, érotisme... Tout va très vite et tout leur échappe !

Dépotant et poétique, le théâtre chorégraphié d'Elizabeth Czerczuk part de l'émotion pure pour atteindre la folie totale. Elle convie le public à découvrir un nouveau langage hybride, à la fois vocal, gestuel et dramaturgique. Dans cette tempête multiculturelle, toutes les langues se délient et le quatrième mur s'effondre...

Mise en scène et chorégraphie Elizabeth Czerczuk
Musique originale Sergio Gruz
Musiciens Anne Darrieu (violon), Karine Huet (accordéon) et Thomas Ostrowiecki (percussion)
Scénographie et décors Joseph Kruzel
Costumes Joanna Jasko-Sroka
Régie son et lumières Tsiresy Begana, Lucas Crouxinoux, Emmanuelle Stauble 
Avec Deáky Szandra, Aurélie Gascuel, Roland Girault, Valentina Gonzales Salgado, Yvan Gradis, Chantal Pavese, Jean-Philippe Robertella, Zbigniew Rola, Elzbieta Rosa Desbois, Elzbieta Swiatkowska, Roxy R.Théobald, Miguel Angel Torres Chavez, Özge Pelin Tüfekçi, Julien Villacampa Boya Saura

Durée 1h15

La presse en parle 

"La pièce d’Elizabeth Czerczuk offre une expérience cathartique peu commune. Foisonnante et d’une grande précision. Immersive, mais jamais au détriment du sens." Anaïs Heluin, La Terrasse, 20 décembre 2017 - Article complet -

"Elizabeth Czerczuk, avec Dementia Praecox (démence précoce), propose non pas d’assister à un énième spectacle sur la folie, mais à chacun, d’une certaine façon, d’en faire partie..." Gérald Rossi, L'Humanité, 8 janvier 2018 - Article complet -

"Autant qu’un théâtre cathartique, c’est donc un théâtre de résistance que pratique Elizabeth Czerczuk. (...) Dans son goût de l’échange et de la réflexion qui fait du lieu d’Elizabeth Czerczuk un endroit à part" Anaïs Heluin, Politis, 20 décembre 2017 - Article complet -

"C’est bien là le prodige car tout se passe dans la confiance et, finalement, le message est parfaitement perçu. (...) Ce processus créatif redimensionne le travail du comédien, entraîne le public dans une véritable catharsis et permet au théâtre contemporain de se réengager dans une voie encore insuffisamment explorée." Jean Marie Goureau, Critiphotodanse, 20 décembre 2017 - Article complet -

"Se manifestent chez les spectateurs des sentiments similaires à ceux qui nous touchent lorsque nous traversons une galerie où sont exposés les chefs-d'oeuvre d'artistes performants : de la nostalgie, du dérangement, de la tendresse, de l'espoir… Cette oeuvre bouleverse." Ludivine Picot, LaRevueDuSpectacle.fr, 13 décembre 2017 - Article complet -

"C'est un théâtre qui fait que le chroniqueur-critique n'a qu'une envie en sortant de la salle : coucher sur le papier ses impressions le plus à chaud possible, afin d'essayer de transcrire au mieux tout ce qu'il a vu et ressenti. Ils sont finalement rares, ces spectacles-là." Yves Poey, De la cour au jardin, 8 décembre 2017 - Article complet -

"Bien plus qu'une simple performance, la conception radicale de ce théâtre, son exigence artistique et l'investissement total des comédiens font de cette satire percutante du théâtre expérimental comme on n'en fait plus." Mathieu Perez, Le Canard enchaîné, 27 avril 2016 - Article complet -    

"Elizabeth Czerczuk propose d'expérimenter la folie à l'état brut, naturel, véritable". Thibaud-Léo Koben, Rebelle(s) Mag, 7 juin 2016 - Article complet -

"Une sorte de "théâtre 2.0", troublant, déstabilisant, éprouvant même." Richard Caisse, Médiapart, 12 juin 2016 - Article complet -

 

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Elizabeth Czerczuk rouvre son théâtre après travaux avec un spectacle plein d’énergie inspiré par les maîtres polonais

Lorsqu’on pénètre à l’intérieur du tout nouveau Elisabeth Czerczuk Théâtre, situé dans un immeuble d’une petite rue du XIIe arrondissement de Paris, on se demande si on ne s’est pas trompé de lieu. Ces murs noirs et grenat, ces lustres en cristal, cet alignement de mannequins vêtus de cuir évoquent davantage un lieu voué au libertinage qu’un théâtre et laboratoire de radicalité artistique ! Pourtant, la maîtresse des lieux, Elisabeth Czerczuk, née à dans la patrie de Jerzy Grotowski (auprès duquel elle a travaillé), Tadeusz Kantor et Henryk Tomaszevski, assume pleinement cette théâtralisation destinée à « installer immédiatement le visiteur dans une ambiance particulière, qu’il retrouvera dans les spectacles ». De fait, on comprend dès les premières secondes de sa nouvelle création, Requiem pour les artistes, que l’on a affaire à une proposition tout aussi insolite que le lieu dans lequel il est présenté. Bienvenue donc en enfer où une cohorte de morts-vivants, lestés de lourdes valises, revit son passé. L’héritage avec les grandes figures du théâtre polonais est évident : les vieux bancs et pupitres de bois, les valises, la mort qui rôde, évoquent le vocabulaire et les obsessions de Tadeusz Kantor qui révolutionna la scène théâtrale française au milieu des années 70.

Tourbillon d'images fortes

L’idée d’art total, chère à Kantor, s’inscrit aussi pleinement dans ce spectacle où musique, danse et mime tiennent plus de place que la parole, elle-même murmurée, criée ou pleurée, en polonais, italien, anglais, français… Qu’est-ce que cela raconte ? On n’est pas sûr de toujours tout comprendre. Qu’importe ! Il faut accepter de se laisser porter, de plonger dans ce tourbillon d’images fortes et de mouvements mécaniques, dans ces apparitions oniriques où le surréalisme n’est jamais bien loin. Il y a du Tim Burton dans les maquillages et les costumes, du Dali dans cette pente inclinée qui déstructure la perspective, du Bob Wilson dans les mouvements – même s’ils n’atteignent pas sa précision millimétrée. Il se dégage surtout une formidable énergie, une envie de se donner entièrement, et la croyance que le théâtre est un art nécessaire autant que cathartique. Sans doute aurait-il fallu plus de contrastes pour que l’envoûtement soit complet, sans doute le travail d’Elisabeth Czerczuk tient-il plus de l’hommage, même revisité au XXIe siècle, que de l’invention véritable d’une expression scénique. Il reste que par sa démarche sincère, par l’engagement des artistes, par sa force vitale, ce spectacle invite à un embarquement immédiat.

 

Isabelle Stibbe, La Terrasse, 14 octobre 2017

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