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Lettre d'information - Décembre 2021

Explorez avec nous l'essence de la démence

Le succès du mois d’octobre s’est confirmé en novembre. Les éloges de notre public, lors des représentations de Dementia Tremens, attisent toujours plus notre soif de création et de partage. Laissez-vous surprendre par les scènes inédites qui rendent chaque représentation unique. Pour briser davantage le quatrième mur, apprenez le jeu d'acteur lors de nos classes de maître chaque mois.

(Re)découvrez nos spécialités maison : la folie, l'absurde, la radicalité.

Retrouvez l'atmosphère de notre Festival des Formes Radicales en vidéo ici.


 

Elizabeth Czerczuk, lauréate du prix « Polonais Remarquable en France »

Le 3 décembre 2021 s'est déroulé, à l'ambassade de Pologne, le gala de remise des prix aux lauréats du concours « Polonais Remarquable en France ». 

Docteure en art dramatique et cinématographique, metteure en scène, chorégraphe et comédienne, Elizabeth Czerczuk élabore une nouvelle forme de théâtre, passant par une recherche approfondie des émotions et exigeant un investissement total : vocal et gestuel. Cette nouvelle forme appelle à la catharsis et à l’élargissement de la réflexion sur le rôle du théâtre à notre époque.

Elizabeth Czerczuk, après avoir reçu la plus haute distinction de l’académie Arts-Sciences-Lettres en 2018, est cette année lauréate du prix « Wybitny Polak » remis par l’ambassadeur de la république de Pologne, monsieur Tomasz Mlynarski.


 

Dementia Tremens, "transe esthétique"

Bousculez votre quotidien et confrontez votre propre folie à celle des artistes du T.E.C.

« Fous parmi les fous, les spectateurs pris individuellement par le bras rejoignent le cortège délirant pour se diriger vers le plateau où, installés dans une proximité scénique déroutante, ils sont appelés à être affranchis. Les tableaux absurdes, symboliques, s’enchaînent, scènes de folie comme spontanément surgies des chefs-d’œuvre de la Renaissance flamande, jouées, dansées, chantées, ponctuées par les apparitions hallucinatoires d’Elizabeth Czerczuk elle-même. »

 

Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens – La Terrasse

Voici l'article dans son intégralité.

Toujours agrémentée de surprises et de nouveautés, chaque représentation apporte des moments uniques ! Découvrez des extraits de la première, en cliquant ici.

Réservez vos places sur notre site pour le dimanche 12 décembre à 16 heures ; les vendredi 17 et samedi 18 décembre à 20 heures.

Par téléphone, au 01 84 83 08 80 ou 06 12 16 48 39, et par courriel à contact@theatreelizabethczerczuk.fr


 

Laboratoire d'Expression Théâtrale : formation d'acteur

Pour ce mois-ci, retrouvez la classe de maître du L.E.T. du 6 au 10 décembre 2021. 

Dirigée par Elizabeth Czerczuk et ses intervenants, la formation propose un entraînement physique, vocal et émotionnel dans de véritables conditions scéniques. Elle sera close par une représentation publique, le samedi 11 décembre à 15 heures, avec la présence exceptionnelle de la télévision polonaise. Pour y assister, pensez à réserver votre place par courriel ou téléphone.

Découvrez la vidéo de présentation de notre école.

Les classes de maître continuent en 2022 : du 24 au 28 janvier ; du 7 au 11 février ; du 7 au 11 mars ; du 25 au 29 avril ; du 2 au 6 mai ; du 6 au 10 juin.

Plus d'informations ici.

Inscriptions par téléphone au 01 84 83 08 80 ou 06 12 16 48 39 ;

ou par courriel à contact@theatreelizabethczerczuk.fr


 

À venir au T.E.C.

En partenariat avec la Sorbonne Nouvelle, et face au succès rencontré lors de notre cycle de conférences du mois d’octobre, nous organiserons en 2022 des « lectures chorégraphiées ». Une série d’évènements mêlant théâtre, théorie, littérature et performance. 

Il y aura également du nouveau sur les planches : un nouveau spectacle est en cours de création, prévu pour le printemps 2022. 

Retrouvez les lectures chorégraphiées un mercredi par mois, de février à mai pour découvrir les univers artistiques, dramaturgiques et littéraires de quatre grands créateurs et écrivains du théâtre. 

Dates des lectures chorégraphiées : 16 février – Tadeusz Kantor ; 23 mars – Antonin Artaud ; 20 avril – Samuel Beckett ; 25 mai – Sarah Kane.


 

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Dementia Tremens, une pièce d’Elizabeth Czerczuk

rebelles1Voyage en catharsis – Attention, ça déménage !

Le théâtre de la metteuse en scène et comédienne Elizabeth Czerczuk est situé dans une petite rue tranquille du 12ème arrondissement, à deux pas de la Nation. C’est un lieu assez mystérieux, agrémenté d’un jardin au calme de cloître. Des tables surmontées de lanternes y accueillent les spectateurs avant la représentation. Le grotesque d’un savant agencement de caisses pleines de bébés en plastique intrigue. Posant le long des couloirs, des mannequins de sex-shop jalonnent les déambulations de visiteurs décontenancés.

Nous sommes appelés par les premières notes d’accordéon annonçant le début de la représentation. Après avoir laissé, donnant sur le jardin, un bar de discothèque chic où l’on se dit qu’on y passera bien volontiers la fin de soirée, nous descendons un escalier qui nous mène au cœur du théâtre tout peint de noir. Nous sommes guidés par les comédiens afin de trouver le chemin jusqu’à nos places. C’est la nuit.

 En un défilé de robots à la démarche saccadée, la quinzaine de comédiens entre sur scène et chacun s’installe dans une salle de classe, s’assied derrière sa table, comme le fait tous les jours le bon élève au visage figé en un sourire dément.

La plupart portent une élégante camisole de force de coton gris, avec de larges œilletons en acier chromé, pour laisser passer les liens. Certains se distinguent par une mise spécifique : telle est une nonne à cagoule de lutteur mexicain ; telle (tel ?) autre, une infirmière portant cornette et porte-jarretelle. Échantillons de garde-robe que n’aurait pas reniée Fellini pour son défilé de mode ecclésiastique dans Roma. Une gracile travailleuse du sexe extraite d’une vitrine d’Amsterdam presse de ses mains des simulacres de seins énormes tout en poussant des cris étonnés. Un homme-chien au collier en forme de cône de plastique jappe de contentement. On s’attend à ce qu’il aille pisser au pied d’un des arbres nus parsemant le décor. Sûr qu’on ne va pas s’ennuyer.

Déboule sur scène une blonde éthérée en habit de bergère échappée d’une partie de campagne aux jardins d’Armide. Dans un bruit de tondeuse à gazon dont même mon voisin n’oserait pas rêver pour égayer nos dimanches matin, elle pousse un landau où l’on devine un poupon ou un petit animal. Prise tendrement dans les bras de la bergère, la peluche vintage s’avèrera avoir des pouvoirs de fascination et de mobilisation sur la petite classe.

Accrochez vos ceintures. Une heure durant, c’est une succession de poses catatoniques et de tremblements de machine à laver sur programme essorage. En une suite de tableaux hypnotiques, le malaise monte dans une mobilisation nerveuse puis s’évanouit régulièrement grâce à l’humour et l’explosion d’énergie libératrice.

Les jouets mécaniques cassés se succèdent à un rythme qui ne faiblit pas tout au long du spectacle. Après la petite classe éructante, on croisera un ballet de poules en folie, une magnifique descente de croix sur la musique métaphysique de Jean-Sébastien Bach. Très gros travail sur la bande son. Sur les airs de Bella Ciao et de I Wanna Be Your Dog, la troupe danse le ballet des Djinns sur le Mont Chauve. Vers la fin, plein à craquer, le dance floor des enfers accueille les succubes en plein délire sur fond de musique techno.

On songe au cinéma halluciné de Shock Corridor. Folies technoïdes en flashs stroboscopiques : on ne peut non plus s’empêcher d’évoquer certaines pages de l’Incal de Jodorowski. Il n’est pas aisé de raconter l’histoire – y en a-t-il seulement une ? Le titre Dementia Tremens est parfaitement honnête. On est chez les fous. On est chez nous.

Les danseurs et danseuses sont luisants d’effort. Les instants de grâce des corps qui se frôlent, se portent, se repoussent et se lient à nouveau fascinent sous les lumières de boîte de nuit. C’est le Tanztheater au Studio 54. Toutefois l’on est bien au théâtre et non pas sur la scène de Wuppertal. L’appel à la danse comme outil d’expression fluide contrebalance la sècheresse voulue de la parole ramenée au cri, réduite la plupart du temps à l’expression de l’effroi ou de l’étonnement. Ça renifle, ça aboie, ça couine, ça caquète. On pense à Cioran, « On ne peut savoir si l’homme se servira longtemps encore de la parole ou s’il recouvrera petit à petit l’usage du hurlement ». Faut-il pour autant se laisser influencer par la noirceur magnifique du tableau de la folie humaine et les ténèbres dans lesquelles estrade et scène sont plongées ?

Catharsis collective, l’œuvre est un poème convulsif. À Éleusis de grands cris marquaient la révélation du mystère. Ne nous arrêtons donc pas au tragique constat que Macbeth nous jette à la figure : « La vie… c’est une histoire dite par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien »  – car Elizabeth Czerczuk nous aura ce soir secoués et ravis, faisant sienne pour le plus grand bonheur de ses comédiens et des spectateurs la conclusion du Songe d’une nuit d’été : « Les amoureux et les fous ont la cervelle si effervescente, la fantaisie si inventive qu’ils conçoivent beaucoup plus de choses que la froide raison n’en peut comprendre. »

Si vous vous lassez des soirées mousse et souhaitez changer pour une petite secousse, courez voir, écouter, ressentir l’époustouflant Dementia Tremens.

Le spectacle est programmé jusqu’à mi-décembre.

Éric Desordre

Au TEC – Théâtre Elizabeth Czerczuk – 20 rue Marsoulan, 75012 Paris, du 21 octobre au 18 décembre.

https://www.theatreelizabethczerczuk.fr/

Par mail à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Par téléphone au 01 84 83 08 80 (de 10h à 13h et de 14h à 18h)

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Dementia tremens, d’après Le Fou et la Nonne de Stanislas Witkiewicz, adaptation et mise en scène Elizabeth Czerczuk

T.E.C - THÉÂTRE ELIZABETH CZERCZUK / D’APRÈS LE FOU ET LA NONNE DE STANISLAS WITKIEWICZ / ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE ELIZABETH CZERCZUK

Publié le 24 novembre 2021 - N° 294

la tarrase

Le nouveau spectacle-performance immersif de l’artiste totale qu’est Elisabeth Czerczuk approfondit l’exploration théâtrale entamée avec Requiem pour les artistes et Dementia Praecox 2.0, pièce déjà très librement inspirée du Fou et la Nonne de Witkiewicz. Une expérience psychédélique, cathartique, comme, seul le T.E.C peut en donner à vivre.

Comment mettre des mots sur ce à quoi on assiste quand tout est pensé pour qu’en revenant de l’immersion radicale à laquelle nous avons été conviés, nous en restions bouche bée ? Dans une quête de « la forme pure » empruntée au dramaturge Witkiewicz, les créations de la metteure en scène, danseuse et comédienne, chorégraphe et pédagogue, ambitionnent de laisser sans voix et sans parole. Formée dans le sérail polonais de l’une des références mythiques du théâtre contemporain, Tadeusz Kantor, inspirée par le concept de théâtre total défendu par Grotowski et Artaud, avouant une prédilection philosophique pour la phénoménologie de Merleau-Ponty et la psychologie des profondeurs de Carl Gustav Jung, Elisabeth Czerczuk revendique un nouveau langage hybride, vocal, gestuel et dramatique. Abreuvée à ses sources – et d’autres encore, laissées à la liberté du spectateur, destiné, dans ce savant dédale, à perdre plus que son latin – Dementia tremens pousse d’un cran encore la démarche artistique iconoclaste qui est la sienne. La création, pulvérisant le quatrième mur, se fait réellement immersion avec pour ambition de libérer celui que nous abritons tous. En termes jodorowskiens, « cet être essentiel pris dans une cage psychique construite par le regard des autres » 

 Une transe esthétique

Dès le seuil franchi, le T.E.C plante un décor surréaliste – osons dadaïste – léché, tenant d’un cabinet de curiosités fantasmatique dont Dementia tremens profite à plein. C’est au bar du théâtre que les dix-sept protagonistes, cohorte trébuchante d’un romantisme échevelé, bande d’aliénés tragiques et grotesques vêtus de costumes d’inspiration gothique signés par Johanna Jasko Sroka, font leur entrée. Fous parmi les fous, les spectateurs pris individuellement par le bras rejoignent le cortège délirant pour se diriger vers le plateau où, installés dans une proximité scénique déroutante, ils sont appelés à être affranchis. Les tableaux absurdes, symboliques, s’enchaînent, scènes de folie comme spontanément surgies des chefs-d’œuvre de la Renaissance flamande, jouées, dansées, chantées, ponctuées par les apparitions hallucinatoires d’Elisabeth Czerczuk elle-même. La bande son d’un éclectisme inédit, qui fait la part belle à la musique en live, sature l’espace, organise la transe esthétique de ce spectacle total, psychédélique, auquel le texte ne sert que de matériau porté, avant tout, par le corps des comédiens eux-mêmes.

 Marie-Emmanuelle Dulous de Méritens

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Lettre d'information - Novembre 2021

Une rentrée sur les chapeaux de roues

Octobre a vu se concrétiser la renaissance tant espérée de notre lieu. Après plusieurs mois de mise en veille, le T.E.C. reprend vie de plus belle. N'en déplaise à Tadeusz Kantor et son "théâtre de la mort". Ce début d'automne fut riche en rencontres et en émotions, notamment avec le Festival des Formes Radicales. 

Expositions, rencontres, conférence, débats, concerts, performances cathartiques et la première de Dementia Tremens ont rythmé ces quatre jours intenses dans une ambiance trépidante.

Notre fidèle public était au rendez-vous, pour (re)découvrir nos spécialités maison : la folie, l'absurde, la radicalité.

Vous retrouverez bientôt l'atmosphère de notre Festival avec des extraits vidéos.


 

Dementia Tremens, "poème convulsif"

« Accrochez vos ceintures. Une heure durant, c’est une succession de poses catatoniques et de tremblements de machine à laver sur programme essorage. En une suite de tableaux hypnotiques, le malaise monte dans une mobilisation nerveuse puis s’évanouit régulièrement grâce à l’humour et l’explosion d’énergie libératrice. »

Éric Desordre – Rebelle[s] Magazine

Voici l’article dans son intégralité.

Toujours agrémentée de surprises et de nouveautés, chaque représentation apporte des moments uniques ! Découvrez des extraits de la première, en cliquant ici.

Réservez vos places sur notre site pour les 18, 20 et 25 novembre ; les 2, 4, 17 et 18 décembre à 20 heures ; le 12 décembre à 16 heures.

Par téléphone, au 01 84 83 08 80 ou 06 12 16 48 39, et par courriel à contact@theatreelizabethczerczuk.fr


 

Laboratoire d'Expression Théâtrale : formation d'acteur

Pour le mois de novembre, retrouvez la classe de maître du L.E.T. du 22 au 27 novembre.

Dirigée par Elizabeth Czerczuk et ses intervenants, la formation permet aux comédiens d’améliorer ou de perfectionner leur jeu d'acteur pour devenir de véritables artistes-créateurs.

Un entraînement physique, vocal et émotionnel sera proposé sur la scène du théâtre afin d’expérimenter l’art total. Découvrez la vidéo de présentation de notre école.

Il est encore possible d’assister à la classe de maître de ce mois. Elle se terminera par un spectacle en public et en conditions professionnelles. Plus d'informations ici.

Inscriptions par téléphone au 01 84 83 08 80 ou 06 12 16 48 39 ;

ou par courriel à contact@theatreelizabethczerczuk.fr


 

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