Page 3 - Dossier TEC
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D
E ITO
À l'heure où certains se demandent si l'intelligence
artificielle est la nouvelle mystique du XXI siècle, nous
e
avons besoin de régénérer notre psyché.
Rappelez-vous, nous avons appris à l'école (quel ennui !)
que le théâtre s'est inventé à partir du rituel chanté et
dansé pour célébrer un dieu, et pas n'importe lequel :
Dionysos, le dieu de l'Ivresse sacrée. Une antiquité ?
Peut-être pas. Au T.E.C., le théâtre tient toujours d'un rite
sacré. Un moment intense, enveloppant et singulier,
incarné par une vingtaine d'artistes (danseurs, comédiens
et musiciens) qui évoluent au sein d'une scénographie
minutieusement réglée.
Avec ma compagnie, j'ose renouer avec cette mission
originaire du théâtre. Une dramaturgie du corps renouvelle
l'héritage de la pantomime, de la danse et du récitatif
au sein de paysages sonores prégnants. Le vent y souffle
de l'Est et nous éloigne de nos repères traditionnels. Non
pas un texte, mais des langages ;
non pas une scène, mais un espace scénographique inédit ;
non pas une intrigue, mais le mythe.
Faire le pari d'une célébration partagée dans le monde
factice et fuyant qui est le nôtre, c'est jeter un pavé dans
la mare des platitudes dont nous sommes abreuvés, c'est
s'affranchir de la trivialité et de l'échec, c'est crever l'écran,
les écrans qui nous séparent du monde ou nous font croire
qu'ils sont le monde.
Au T.E.C., une quête authentique fraie son chemin
à travers des recherches exigeantes, pour une expérience
esthétique qui touche à l'intime. Elle ouvre à une dimension
étouffée en nous et qui crie famine.
Vous êtes prêts ?

